Festival 2012

Affiche du Festival 2012

Les rencontres Indélébile proposent pour la quatrième année d’aborder toutes les facettes de l’édition graphique et narrative actuelle. Durant la totalité du mois d’avril, dans de nombreux lieux de Toulouse, le festival Indélébile propose des expositions, des rencontres, des projections, des animations, explorant l’univers de la bande dessinée et des livres graphiques.

Les photos du festival :


et des vernissages des exposition Central Vapeur au centre Bonnefoy, Banane au centre culturel Henri Desbals et Misma aux Musicophages :

Exposition Central vapeur

du 26 mars au 29 avril

Centre culturel Bonnefoy (4, rue du faubourg Bonnefoy)

 

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Central Vapeur est une association constituée de professionnels concernés par le devenir de l’illustration et de la bande dessinée à Strasbourg et dans sa région. Elle regroupe notamment des collectifs alsaciens d’édition, mais aussi des auteurs indépendants, ainsi que des acteurs venus d’autres secteurs de la culture.

De nombreux points commun relient les collectifs Indélébile et Central Vapeur. Nous leur proposons donc une carte blanche afin de montrer à Toulouse toute la vitalité de la jeune scène graphique Alsacienne.

Strasbourg et sa région ont en effet formé depuis des décennies de nombreux illustrateurs,auteurs de bandes dessinées, dessinateurs reconnus internationalement de Tomi Ungerer à Marjane Satrapi. L’association Central Vapeur vient ainsi nous proposer une sélection qui montre la richesse actuelle de cette création. Un parcours subjectif en une soixantaine d’œuvres d’artistes et collectifs de Strasbourg et d’Alsace : dessins originaux, affiches, gravures, bande dessinées, revues, fanzines, pop-up…

www.centralvapeur.org

 

Exposition Florent Chavouet

du 26 mars au 21 avril

Librairie Ombres Blanches (50, rue du Gambetta)

Jeune et talentueux illustrateur, Florent Chavouet a passé quatre mois à Tokyo, dessinant chaque jour tout ce qui, dans le mouvement de la capitale japonaise, l’amusait, l’intriguait et accrochait son regard d’Européen. De ce séjour au cœur de « la plus belle des villes moches du monde », il a rapporté un vrai-faux guide de voyage dessiné aux crayons de couleur.

On y découvre l’étrangeté d’un univers fascinant jusque dans ses étiquettes de fruits, ses panneaux de circulation ou ses canettes de soda. Le trait léger saisit les détails les plus infimes, comme autant d’accès inattendus vers un mode de vie inconnu et parfois énigmatique.

«A mon retour en France, on m’a demandé si c’était bien la Chine. Ce à quoi j’ai répondu que les japonais, en tous cas, y étaient très accueillants».

www.florentchavouet.com

Exposition Bouzard, Ambre, Pierre Duba

du 2 au 29 avril

Cinéma ABC (13, rue saint Bernard)

Pour ses 20 ans, 6 Pieds sous terre veut mettre en avant trois de ses auteurs aujourd’hui célèbres et investis dans l’aventure de la structure depuis ses début.

Ambre est né en 1971 et a vécu entre Lyon, Clermont-Ferrand et la région parisienne. Il crée sa propre revue Hard-Luck en 1991. Son premier ouvrage, Chute, paraît en 1996 et il publie par ailleurs de nombreux récits dans les revues Le cheval sans tête, Jade… En 1998, Ambre est invité à travailler la lithographie pour les 20 ans du Centre international de l’estampe. Avant le Faust réalisé avec David Vandermeulen, son précédent ouvrage paru fin 2003 était déjà une adaptation, (signée par Lionel Tran), celle d’Une trop bruyante solitude, le chef d’œuvre de l’écrivain Tchèque Bohùmil Hrabal.

Auteur au trait noir et acéré, Ambre explore depuis toujours les circonvolutions de la part de noirceur humaine. Il expose aujourd’hui régulièrement ses peintures dans des galeries et des festivals internationaux. Il travaille par ailleurs avec le collectif H.A.K. lo-fi records.

Né en 1968 à Paris, Guillaume Bouzard apprend très tôt à singer ses professeurs dans les marges de ses cahiers, puis dans son propre fanzine Caca bémol où, dès 1986, il assassinera joyeusement le bon goût. Aux beaux-arts de Toulouse, en 1989, il rencontre son comparse Pierre Druilhe avec qui il commettra plus tard Les Pauvres types de l’espace. Son renvoi de l’École, pour cause de «Bande dessinée», ne fera que le conforter dans la voie qu’il s’est jusque-là tracé. Depuis la fin des années 80, multipliant les expériences graphiques et narratives en collaborant à de nombreuses publications indépendantes, il se révèle comme l’un des piliers du fanzinat et une valeur montante de la Bande dessinée.

Son humour singulier, qu’il pousse jusqu’à un crétinisme confondant, son don de dialoguiste allié à un trait vif et inventif font de lui l’un des auteurs les plus attachants de la nouvelle génération. Apportant à l’humour en Bande dessinée un ton et une fraîcheur savoureuse, puisés tant dans le Comix underground que dans les Pifou Poche de notre enfance. En 1998, il est nominé avec Plageman pour le Prix Coup de cœur du Festival international de la Bande dessinée d’Angoulême.

Une nouvelle fois, il échoue au pied du podium, mais il n’a pas encore dit son dernier mot…

Pierre Duba est auteur de bandes dessinées et réalisateur de films. Il est né en 1960 à Bradford, en Angleterre. Il a grandi en Alsace. Après quelques années de travail en usine, il entre à l’école des Arts Décoratifs de Strasbourg en 1981. Il s’oriente ensuite vers l’illustration et la bande dessinée. Son travail reconnu comme l’un des plus original de la bande dessinée contemporaine lui a valu plusieurs prix et distinctions.

Pierre Duba fait partie des auteurs qui réinventent la bande dessinée. Son dessin libre, affranchi de toute notion de style, toujours en mouvement, donne à voir pour chaque livre un univers personnel et particulier. Sa recherche sur l’image l’a conduit à la réalisation de films qui prolongent ses livres dans un autre rapport au temps et au monde sonore.

De livres en films, que ce soit adaptation littéraire (Quelqu’un va venir de Jon Fosse), fiction (Antoinette, L’Absente), traces de voyages (Kyôto-Béziers, à Kyôto) où réflexion autobiographique (Sans l’ombre d’un doute), il poursuit une recherche artistique exigeante qui rend son œuvre surprenante et inclassable.

Exposition Arnaud Loumeau

du 2 au 28 avril

Vicious Circle (7, rue des Puits Clos)

Arnaud Loumeau est né à Poitiers, mais vit actuellement à Toulouse. Passionné par le mouvement Fluxus, ainsi que par l’ art optique et  l’art primitif , il puise son inspiration aussi bien  dans la culture amérindienne que dans les  jeux vidéo  pour réaliser des dessins colorés, envoutants et obsessionnels.

Les dessins d’Arnaud Loumeau s’inscrivent dans une démarche réflexive originale, bornée par quelques points bien particuliers comme la répétitions de formes simples, bien souvent géométriques et en circonvolutions. Des figures, souvent primitives, y prennent également racine puis disparaissent en suintant, à l’image des dessins que l’on pourrait faire au téléphone, sans y penser. Cette instinctivité dans le dessin se retrouve même sur ses outils et supports, avec l’utilisation des feuilles à carreaux et des feutres de toutes les couleurs.

Cette exposition présente ces derniers travaux, publiés aux éditions Berlinoises Bon Goût.

www.pandamour.over-blog.com

Exposition Misma – Dopututto Max

du 4 au 29 avril

Les Musicophages (6, rue de la Bourse)

Dopututto est la revue collective des éditions Misma créé par les jumeaux dessinateurs Estocafish et El Don Guillermo. Son premier numéro a vu le jour en novembre 2004 Aujourd’hui, après 17 numéros à explorer les avants-gardes graphiques et narratives, la revue Dopututto met le turbo et modifie son nom par la même occasion, et s’appelle désormais DOPUTUTTO MAX !

Toujours dans un esprit d’expérimentation et de mutation, la nouvelle formule, plus petite mais plus épaisse, comporte désormais des cahiers COULEURS et accueille une quinzaine d’auteurs (dont trois nouveaux) toujours pétants de feu !

Cette exposition composées de vidéos, volumes et dessins nous présente l’univers unique qui habite la revue

www.misma.fr

Exposition Peau de banane

du 5 au 25 avril

Centre Culturel Henri Desbals (128, rue rue Henri Desbals)

Quoi de plus cliché que le gag de la peau de banane?

Indelebile propose pourtant cette année à la fine fleur des auteurs locaux de revisiter cette figure de style archi-éculé de la bande dessinée et de l’humour populaire dans le cadre d’une exposition originale crée en partenariat avec le centre Culturel Henri Desbal.

Ou comment faire du neuf avec du vieux et démontrer que l’on a jamais vraiment fait le tour d’un sujet, qu’il reste toujours à découvrir. Et que c’est peut-être même dans le figures de style populaires que se cache la base de la création…

Exposition Martin Tom Dieck
&
Anke Feuchtenberger

du 16 avril au 16 mai

Goethe Institut (4 bis, rue rue Clément Isaure)

dévernissage le vendredi 27 avril à 18h

Le Frémok est né de la réunion en 2002 des maisons d’éditions bruxelloises Amok et Fréon, apparues au début des années 90, créées et animées par des auteurs. Cette double exposition nous permet de découvrir à travers deux auteurs emblématiques de la structure, une approche unique du médium bande dessinée.

Né en 1963 à Oldenbourg, Martin Tom Dieck vit aujourd’hui à Hambourg où il a étudié l’illustration aux Arts Appliqués. En 1993, il obtient la bourse « Stadtzeichner Alsfeld » puis il publie un premier livre «L’Innocent Passager», paru en France au Seuil images. Parallèlement, il travaille comme illustrateur pour la presse mais aussi pour la jeunesse, et publie dans les revues Strapazin, Lapin et Frigobox. En 1998, paraît aux éditions Fréon, Salut Deleuze !, un travail réalisé en commun avec Jens Balzer, critique de littérature et de bande dessinée dans différents journaux et hebdomadaires allemands.

Continuant à explorer les destins, il travaille aujourd’hui sur la destinée de Walter Mehring, dadaïste allemand, chassé par la montée du nazisme. Deux récits publiés dans Le Cheval sans tête préfigurent cette fresque ambitieuse de l’entre-deux guerres, période charnière tant politiquement qu’artistiquement.

www.mtomdieck.net

Anke Feuchtenberger est sans doute la plus célèbre des dessinatrices allemandes, en tout cas celle dont l’influence aura été la plus déterminante pour la bande dessinée indépendante européenne. Née en 1963, elle fait ses études aux Beaux-arts de Berlin-Est. Peu avant la chute du mur, elle participe à la création du groupe Glühende Zukunft (Futur radieux), qui combine action artistique et politique. Elle se lance dans la bande dessinée en 1993, notamment dans Strapazin, puis en France dans le Cheval sans tête. L’Association a traduit plusieurs ouvrages, La petite dame et La Putain P, qu’elle a réalisés sur des textes de l’écrivain Katrin de Vries. Elle exerce l’activité de professeur d’illustration et de bande dessinée à Hambourg.

En 2008, elle a reçu le prix du meilleur auteur germanophone au festival d’Erlangen en Allemagne.

www.feuchtenbergerowa.de

Exposition 20 ans de 6 Pieds Sous Terre

uniquement les 28 & 29 avril

École des Beaux Arts (quai de la Daurade)

Pour fêter ses 20 ans, 6 Pieds sous Terre publie un ouvrage retraçant l’histoire de la structure. Il ne s’agit pas pour cette occasion de tenir un propos commémoratif ou complaisant, mais de retracer un parcours singulier et de le replacer dans le contexte de l’évolution de la bande dessinée des années 90 à nos jours.
Une sélection des travaux réalisés à l’occasion de ce livre sera mise en place sur le lieu du festival, dans les Beaux Arts de Toulouse. Occasion donnée à tous les visiteurs du festival de se plonger dans les témoignages des nombreux auteurs et acteurs de 6 Pieds sous terre réalisée pour cet anniversaire. Somme chronologique de petites histoires personnelles mises en rapport avec l’histoire de la structure en elle même.
Ou une autre façon de mettre en avant le cheminement des différents acteurs et structures d’édition alternatives ayant vu le jour dans les années 90 en France et toujours actives aujourd’hui : cheminement professionnel et structurel d’un monde parfois en lumière, parfois souterrain, mais constituant ce que l’on appelle communément la bande dessinée indépendante.

www.pastis.org

Exposition Jade

uniquement les 28 & 29 avril

École des Beaux Arts (quai de la Daurade)

Jade est à l’origine des éditions 6 Pieds sous Terre. Les premiers ouvrages publiés sont issus des publications de la revue. D’abord fanzine, puis magazine diffusé en presse, le titre est arrêté en 2003 pour reprendre en 2006 sous forme d’un collectif diffusé en librairie.
Depuis le départ,  Jade donne des informations sur le milieu de la microédition en bande dessinée dont elle fait partie au travers d’interviews ou de chroniques sur des fanzines ou des livres. Dans la formule actuelle, les auteurs sont invités à parler d’eux avec humour, de leur pratique, de leur milieu, de la manière dont ils perçoivent leur métier, dont ils se perçoivent et sont perçus socialement.
L’exposition retracera les différentes étapes de ce collectif, explicitant l’évolution d’un médium sur presque 20 ans : changement de diffusion, de format, de ligne éditoriale…

Pour clore en point d’orgue ce mois dédié à la narration graphique Indélébile propose un week-end entier d’immersion dans les livres et les images actuelles. Les 28 et  29 avril se dérouleront dans l’enceinte de l’École des Beaux Arts deux journées dédiées à la bande dessinée contemporaine de création.  Ce moment de rencontre veut être un véritable carrefour d’échange festif et convivial autour de l’image, de la narration, et du livre permettant d’appréhender de façon ludique et réfléchie les nombreuses facettes de l’univers de la petite édition.

Les éditions invitées

6 Pieds sous Terre (Montpellier), Les Requins Marteaux (Bordeaux), Delebile (Bologne), Papier Gaché (Paris), Fremok (Bruxelles), Édition Delaballe (Genève), The Hoochie Coochie (Poitiers), Arbitraire Éditions (Lyon), Le Dernier Cri (Marseille), Éditions les Machines (Angoulême), Marwanny Corporation (Rennes), United Dead Artists (Paris), Super Loto Édition (Cahors), Le Groinge (Nice), Superseñor (Besançon), Bicéphales (Paris), L’égoutoir (Rennes), Vide Cocagne (Nantes), Ion Éditions (Angoulême), Avorton (Bordeaux), Seb Cazes ( Auch), Dédales Éditions (Angoulême), Misma (Toulouse), La Toile (Toulouse), Encéphalographe (Toulouse), Tazasproject (Toulouse), Rollmops (Toulouse), Timeless (Toulouse), Mer Profonde (Toulouse), La Crevette Radieuse (Toulouse), Ruin Comix (Toulouse), Gaëlle Sandré & Sébastien Dégeilh (Toulouse), Délicates (Toulouse), Imagora (Toulouse)…

  • Central Vapeur viendra représenter toute la fine fleur de l’édition Alsacienne avec : L’Institut Pacome, Les Rhubarbus, Icinori, Psoriasis, Vignette, 2024, Nyctalope, Les éditions du Livre, French Fourch, 3 Fois par Jour, Parade…
  • Impression et sérigraphie avec l’atelier 2000, l’Atelier Trace et Hors Cadre.

Le programme du week-end

à l’École des Beaux Arts (Quai de la Daurade)

 

Samedi 28 avril

11h – Ouverture du festival, apéro de bienvenue, restauration sur place (n’avez-vous jamais rêvé de manger en tête à tête avec un auteur de bande dessinée?
15h – Rencontre-dédicace avec Bouzard, Ambre et Pierre Duba au cinéma ABC (13 Rue Saint-Bernard). En partenariat avec la librairie Ombres Blanches.
17h – Concert : «les dessinateurs savent aussi jouer de la musique» avec Benoit Pretseille & Savon Tranchand (site).
19h – Concert : «les dessinateurs savent aussi jouer de la musique» avec David Snug & Trosky Nautique (site)
20h – Début du concert déambulatoire avec 1 Up Collectif. (site)
21h – Fermeture de l’École des Beaux Arts.
21h – Arrivée du concert déambulatoire au Connexion Café (8 rue Gabriel Peri). Soirée Indélébile jusqu’au bout de la nuit avec projections de films (Pierre-Henri de Castel-Pouille), musique (DJ No Breakfast & ses amis).

Dimanche 29 avril

11h – Ouverture des portes.
15h – Grand loto avec de nombreux super lots à gagner, organisé par Super Loto Édition.
19h – Fermeture des portes.

Animation musicale tout le week-end DJ No Breakfast & ses amis.
Restauration sur place (la Charrette Gourmande).